La Loi sur les normes du travail contient des dispositions sur les heures supplémentaires qui protègent la majorité des salariés québécois.
La semaine normale de travail est habituellement de 40 heures. Sa durée sert à déterminer à partir de quand un salarié commence à faire des heures supplémentaires.
Cependant, pour certains salariés, la semaine normale de travail n’est pas de 40 heures :
Durée de la semaine normale de travail | |
Les salariés de l’industrie du vêtement | 39 heures |
Les gardiens qui surveillent une propriété pour le compte d’une entreprise de gardiennage | 44 heures |
Les salariés travaillant dans une exploitation forestière ou une scierie | 47 heures |
Les salariés qui travaillent dans un endroit isolé ou sur le territoire de la Baie-James | 55 heures |
Les gardiens qui ne travaillent pas pour le compte d’une entreprise de gardiennage | 60 heures |
La semaine normale de travail n’est pas une limite de temps au-delà de laquelle un salarié peut refuser de travailler.
Les heures travaillées en plus des heures de la semaine normale de travail doivent être payées avec une majoration de 50 % (taux et demi) du salaire horaire habituel, sans compter les primes établies sur une base horaire comme les primes de nuit.
Francis travaille de nuit dans un supermarché. Il est rémunéré 10,00 $ l’heure. À cela s’ajoute une prime de nuit de 0,50 $ l’heure. La semaine dernière, Francis a travaillé 45 heures. Comment l’employeur doit-il calculer son salaire ?
Les 5 heures dépassant l’horaire d’une semaine normale de travail doivent être payées à taux et demi. On ne doit pas majorer la prime de nuit. Francis recevra donc 15,50 $ pour chaque heure supplémentaire.
L’employeur peut, à la demande du salarié, remplacer le paiement des heures supplémentaires par un congé d’une durée équivalant aux heures supplémentaires effectuées, majorée de 50 % (7 h = 10 h 30).
Les congés annuels et les jours fériés, chômés et payés sont considérés comme des jours travaillés pour le calcul des heures supplémentaires.
Pour certains salariés, c’est l’entente de départ qui établit à quel moment ils commencent à faire des heures supplémentaires :
Le salarié engagé à salaire fixe pour un travail au nombre d'heures prédéterminé, et dont le taux horaire peut être calculé en divisant son salaire par ce nombre d'heures, est comme un salarié payé à taux horaire. Les heures travaillées au-delà de 40 heures doivent être majorées de 50 %.
Si l’entente stipule un salaire fixe pour une prestation sans limite d’heures par semaine, ni minimum, ni maximum, l’employeur ne peut pas déduire les heures qui manquent si le salarié n’a pas travaillé au moins 40 heures. Toutefois, si le salarié dépasse les 40 heures, l’employeur doit vérifier que le salaire fixe reçu à la fin de la semaine assure au salarié le taux minimum de 9.00 $/h pour les 40 premières heures et de 13.50 $/h (temps et demi) pour les heures supplémentaires.
Si l’entente stipule un montant fixe pour une prestation minimale de 40 heures par semaine, l’employeur pourrait déduire les heures qui manquent si le salarié n’a pas travaillé au moins 40 heures ou ne pas payer davantage si le salarié dépasse 40 heures. Cependant, dans ce cas, si le salarié dépasse 40 heures, l’employeur doit vérifier que la somme des heures travaillées dans la semaine par rapport au salaire fixe reçu au bout de la semaine correspond au moins au salaire minimum de 9.00 $/h pour les 40 premières heures et de 13.50 $/h (temps et demi) pour les heures supplémentaires.
La Commission des normes du travail met à votre disposition des outils de calcul qui aident à établir les montants auxquels un salarié a droit.
Le calcul est différent selon le mode de rémunération du salarié.
Si la Commission des normes du travail l’autorise, l’employeur peut étaler les heures de travail sur plusieurs semaines. L’autorisation doit obligatoirement être affichée sur les lieux de travail des salariés touchés. Cette autorisation de la Commission n’est pas nécessaire lorsque l’étalement des heures est prévu dans une convention collective ou un décret.
Un salarié peut refuser de travailler si, une journée donnée :
Le salarié peut aussi refuser de travailler si, une semaine donnée :
Un salarié ne peut pas refuser de travailler :
Un employeur ne peut pas donner au salarié assujetti à la Loi sur les normes du travail des conditions de travail moins avantageuses que celles des autres salariés qui font le même travail dans le même établissement simplement en raison de sa date d’embauche.
Ces conditions de travail portent notamment sur :
Pour en savoir plus, consultez la section Disparités dans les conditions de travail
Articles de la loi applicables à cette norme
Articles du règlement applicables à cette norme
La norme concernant le taux majoré ne s’applique pas :
Vous avez besoin de plus de renseignements pour bien appliquer la norme…