La Loi sur les normes du travail comporte des dispositions sur les pratiques interdites qui protègent la majorité des salariés québécois.
Il est interdit à un employeur ou à son agent de sanctionner un salarié dans les circonstances suivantes :
L’employeur ou son agent n’ont pas le droit, non plus, de sanctionner une salariée parce qu’elle est enceinte.
Dans ces circonstances, l’employeur ou son agent n’ont pas le droit d’imposer à une salariée les mesures suivantes :
Parce qu’un salarié a atteint l’âge ou le nombre d’années de service requis pour être mis à la retraite, la loi interdit également à son employeur :
Tout salarié peut porter plainte à la Commission des normes du travail s’il croit avoir subi l’une de ces pratiques interdites. S’il porte plainte, c’est à lui qu’il revient de démontrer que peu de temps s’est passé entre l’événement survenu et la sanction reçue. La présomption joue cependant en sa faveur.
Le salarié qui est victime d’une pratique interdite a 45 jours à compter de la sanction exercée contre lui pour porter plainte à la Commission des normes du travail.
Pour un salarié qu’on oblige à prendre sa retraite ou qui est sanctionné par son employeur parce qu’il refuse de prendre sa retraite, le délai est de 90 jours.
Les salariés suivants n’ont pas droit au recours prévu lors d’une mise à la retraite forcée :
Interruption temporaire de l’emploi d’un salarié pour une période déterminée, sans rupture de son contrat de travail. Le salarié peut être privé de son salaire pendant cette période. Il s’agit généralement d’une sanction disciplinaire.
Modification des conditions de travail. Cela peut comprendre l’affectation à un autre poste de travail ou à un autre lieu, la réduction significative du nombre d’heures de travail, la baisse de salaire, la modification substantielle des tâches, la diminution du niveau de responsabilités, etc.
Mesure qui a pour effet de distinguer un individu ou un groupe d’individus des autres. Elle est appliquée au détriment des personnes qui en sont victimes, de façon à leur causer du tort.
Toute mesure de vengeance contre un salarié, en réaction à l’exercice d’un de ses droits inscrits dans la loi ou pour toute autre situation prévue à l’article 122.
Il suffit que le salarié démontre qu’il veut se prévaloir d’un avantage prévu par la loi en toute bonne foi et avec apparence de droit. Dans le cas d’une absence pour maladie ou accident, le salarié doit travailler dans la même entreprise depuis au moins 3 mois et ne pas s’être absenté plus de 26 semaines sur une période de 12 mois.
Rapport de simultanéité entre deux faits, deux phénomènes.
Raisonnement contenu dans une loi qui constitue une dispense de preuve ou qui permet de conclure, si le contraire n’est pas prouvé, qu’il y a eu violation de la loi.
Avant de sanctionner un salarié ou de mettre fin à son emploi…