Parlez ouvertement du harcèlement psychologique au travail. Votre personnel doit bien comprendre de quoi il s’agit. Vous devez lui faire prendre conscience de la responsabilité de chacun dans la création et le maintien d’un milieu de travail sans harcèlement.
Vous avez intérêt à intervenir tôt dans votre milieu de travail. Vous devez aussi informer votre clientèle, vos fournisseurs et vos collaborateurs des mesures que vous avez prises pour prévenir et faire cesser le harcèlement psychologique dans votre entreprise.
Établissez une procédure qui permet à tous vos employés de vous aviser facilement dès qu’une situation de harcèlement psychologique se produit. La procédure doit permettre à quiconque se croit harcelé de vous adresser une plainte, formellement ou non. Agissez discrètement pour régler le problème qui vous est confié. Signifiez la confidentialité de la situation à toutes les personnes interpellées.
La procédure ne doit pas vous empêcher d’intervenir si vous êtes témoin d’une situation qui peut conduire à du harcèlement psychologique. Elle ne doit pas non plus empêcher quiconque se croit harcelé de parler directement à l’auteur de la conduite non désirée. Quoi qu’il arrive, concentrez-vous sur les faits et sur les solutions. Votre intervention ou la mise au point faite par le salarié ne doit être ni obligatoire, ni préalable à l’application de la procédure.
Quelques exemples de facteurs de risque
Quelques moyens pour détecter des facteurs de risque
Mesures pour empêcher des situations à risque de conduire au harcèlement psychologique
Voir la grille pour détecter les facteurs de risque
Intervenez dès qu’on vous rapporte un cas possible de harcèlement psychologique. Déterminez comment intervenir selon la nature du conflit et son évolution. Jugez s’il est nécessaire d’instaurer des sanctions ou un soutien temporaires. S’il s’agit d’un conflit sans harcèlement psychologique, une bonne gestion suffira sans doute à le régler.
S’il s’agit bien de harcèlement psychologique, vous aurez avantage à modifier vos pratiques de gestion et à faire appel à un médiateur. Ce mode de règlement des conflits a fait ses preuves et convient aux situations complexes propres au harcèlement. Dans une petite entreprise, mieux vaut faire appel à une ressource externe pour une intervention neutre. Le recours à une personne impartiale, crédible et compétente dans le domaine de la médiation est recommandé. En plus de posséder des compétences en médiation, elle doit bien connaître les dynamiques de harcèlement psychologique. Comme pour tout autre service professionnel, vous pouvez recourir à votre réseau.
La médiation est libre et volontaire. Les personnes concernées y participent de bonne foi. Le médiateur assure l’équilibre entre les forces en présence et le rétablit au besoin. Il n’impose ni son point de vue, ni celui d’une personne à une autre. Il s’assure que le consentement des deux est libre et éclairé.
Quand on vous rapporte un cas possible de harcèlement psychologique, soutenez les personnes que la situation concerne. Faites-le en leur offrant des mesures spéciales pendant l’intervention. Vous pourrez empêcher leur condition de se dégrader et les aider à réintégrer le travail.
Des mesures d’accompagnement peuvent aussi être requises au retour au travail d’un harcelé ou d’un harceleur, pour faciliter sa réintégration. À la suite d’une enquête, vous devrez peut-être intervenir pour rétablir de bonnes relations dans une unité de travail. Cela peut être encore plus important si le harcèlement était commis par un groupe.
Si vous devez, au contraire, imposer des sanctions, agissez selon les règles connues en la matière. Assurez-vous, notamment, que l’ampleur de la mesure disciplinaire est proportionnelle à la gravité de la faute. Tenez aussi compte de la gradation des sanctions, de même que des circonstances aggravantes ou atténuantes.
Si le harceleur est extérieur à votre entreprise…
Vous devrez prendre des mesures selon la gravité de la situation. Par exemple, vous pourriez demander de changer d’interlocuteur, de modifier votre contrat de service ou, ultimement, rompre votre lien d’affaires.
Clarifiez la situation et, autant que possible, réglez le problème.
Si l’initiative vient d’un de vos employés, sachez que la loi vous interdit toute forme de représailles à son endroit.
Communiquez avec le Service des renseignements par téléphone ou par courriel, au besoin
En intervenant rapidement, vous limitez les risques de plainte contre vous à la Commission des normes du travail. C’est dans votre intérêt et celui de vos employés.
Si le problème ne se règle pas, vous pouvez faire l’objet d’une plainte. Dans ce cas, préparez-vous à :
Si vous refusez de collaborer, vous vous exposez à une poursuite pénale.
Pour en savoir plus, consultez le module de plainte.