Un salarié a droit au maintien de son statut de salarié lorsque les changements que l’employeur apporte au mode d’exploitation de son entreprise n’ont pas pour effet de modifier ce statut en celui d’entrepreneur non salarié.
Lorsque le salarié est en désacccord avec l’employeur sur les conséquences de ces changements sur son statut de salarié, il peut adresser, par écrit, une plainte à la Commission des normes du travail. Sur réception de la plainte, celle-ci fait enquête et le premier alinéa de l’article 102 et les articles 103, 104, 106 à 110 s’appliquent, compte tenu des adaptations nécessaires.
En cas de refus de la Commission de donner suite à la plainte, le salarié peut, dans les 30 jours de la décision rendue en application de l’article 107, ou, le cas échéant, de l’article 107.1, demander par écrit à la Commission de déférer sa plainte à la Commission des relations du travail.
À la fin de l’enquête et si la Commission accepte de donner suite à la plainte, elle défère sans délai la plainte à la Commission des relations du travail afin que celle-ci se prononce sur les conséquences de ces changements sur le statut du salarié.
La Commission des relations du travail doit rendre sa décision dans les 60 jours du dépôt de la plainte à ses bureaux.
2002, c. 80, a. 53.
Il est interdit à un employeur de modifier le statut d’un salarié en celui d’entrepreneur non salarié (travailleur autonome) lorsque les changements qu’il apporte au mode d’exploitation de son entreprise n’ont pas pour effet de modifier réellement ce statut. Voir l’interprétation de l’article 1 LNT quant aux critères sur la notion de salarié.
Le salarié qui considère que les changements n’ont pas pour conséquence de changer son statut de salarié peut adresser une plainte écrite à la Commission. La plainte n’est soumise à aucun délai, mais elle devrait être faite dans un délai raisonnable après que l’employeur a modifié son statut. La Commission fera alors enquête et, si elle accepte d’y donner suite, elle transmet la plainte à la Commission des relations du travail.
Un salarié qui subit un refus de la Commission peut se prévaloir du droit de révision prévu à l’article 107.1 LNT. Lorsque la Commission décide de ne pas donner suite à la plainte, le salarié peut, dans les 30 jours suivants, lui demander de transmettre sa plainte à la Commission des relations du travail.
Dans tous les cas, la Commission des relations du travail a 60 jours à compter du dépôt de la plainte à ses bureaux pour rendre sa décision.
Le guide Interprétation et jurisprudence
Ce guide comprend tous les articles de la Loi sur les normes du travail, des Règlements adoptés en vertu de la Loi sur les normes du travail, de la Loi sur la fête nationale de même que l’interprétation et la jurisprudence de chacun de ces articles.