L'année de référence est une période de 12 mois consécutifs pendant laquelle un salarié acquiert progressivement le droit au congé annuel.
Cette période s'étend du 1er mai de l'année précédente au 30 avril de l'année en cours, sauf si une convention ou un décret fixent une autre date pour marquer le point de départ de cette période.
1979, c. 45, a. 66.
Le but de cet article est d’établir une période pendant laquelle le salarié acquiert le droit au congé annuel.
On peut fixer par convention (collective ou individuelle) ou par décret une autre date que le 1er mai comme point de départ pour l’année de référence. Dans ces cas, les parties peuvent convenir expressément ou tacitement de la date marquant le point de départ de l’année de référence. Il peut s’agir, par exemple, de la date d’entrée en fonction du salarié. Cette période doit obligatoirement être de 12 mois consécutifs.

Suivant ce schéma, l’année de référence se situe du 1er mai au 30 avril. C’est durant cette année qu’un salarié acquiert progressivement le droit au congé annuel. À titre d’exemple, un salarié qui commence son travail le 1er juin 2009 acquiert progressivement le droit au congé annuel durant l’année de référence, soit de sa date d’embauche jusqu’au 30 avril 2010. L’employeur aura jusqu’à la fin de l’année de prise du congé pour lui accorder ses vacances, soit jusqu’au 30 avril 2011 (voir également l’interprétation des articles 68, 70 et 115 LNT).
L’employeur ne peut limiter l’année de référence à une période de moins de 12 mois.
Lorsqu’une convention collective ne prévoit aucune période de référence pour l’acquisition du droit au congé annuel par les salariés, il faut se référer à la Loi sur les normes du travail.
Le guide Interprétation et jurisprudence
Ce guide comprend tous les articles de la Loi sur les normes du travail, des Règlements adoptés en vertu de la Loi sur les normes du travail, de la Loi sur la fête nationale de même que l’interprétation et la jurisprudence de chacun de ces articles.