L’Acte des manufactures – ou Acte pour protéger la vie et la santé des personnes employées dans les manufactures – comprend 38 articles et une annexe. Il s’applique sur tout le territoire de la province et couvre, comme son titre officiel l’indique, toutes les personnes employées dans les manufactures à l’exception des petites entreprises familiales comptant au plus 20 employés. C’est la première intervention de l’État en matière de travail.
L’Acte des manufactures est abrogé et remplacé par la Loi des établissements industriels. Cet acte découle des recommandations des inspecteurs et de l’analyse des lois française, anglaise et ontarienne. La nouvelle loi s’applique à tous les établissements du secteur industriel, à l’exception des mines (déjà régies par une loi sur les mines) et des ateliers de famille, dans la mesure où ils sont jugés salubres et sécuritaires. La Loi des établissements industriels deviendra plus tard la Loi des établissements industriels et commerciaux.
La Loi du salaire minimum des femmes ne vient pas remplacer la loi des établissements industriels. Elle occupe un champ de compétence différent et complémentaire. Bien que la Loi entre en vigueur le jour de sa sanction, elle demeure inopérante jusqu’en 1925. Six années s’écoulent en effet avant que le gouvernement ne nomme des commissaires, constituant ainsi la Commission du salaire minimum des femmes.
Avec l’entrée en vigueur le 1er septembre 1937 de la Loi des salaires raisonnables, la protection du salaire et des conditions de travail minimums s’étend à un grand nombre de métiers, et ce, sur l’ensemble du territoire de la province. Touchant aussi bien les hommes que les femmes, cette loi assure à ces dernières l’application du principe : à travail égal, salaire minimum égal.
En plus d’élargir son champ d’application, la loi englobe maintenant un plus grand nombre de conditions de travail. La plupart de ces conditions structurent d’une façon durable plusieurs aspects des relations de travail. Il s’agit :
À son arrivée au pouvoir en novembre 1939, le gouvernement libéral du premier ministre Adélard Godbout remplace toutes les lois du travail existantes. Il donne aussi le mandat au juge Ferdinand Roy de préparer un projet de loi sur le salaire minimum destiné à remplacer la Loi des salaires raisonnables. Le projet élaboré par le juge Roy est en partie mis de côté par l’Administration. On lui préfère des textes préparés par le comité de refonte de la Loi de la convention collective, adaptés pour satisfaire aux exigences du gouvernement. Ainsi est née la nouvelle Loi du salaire minimum.
La Loi du salaire minimum est sanctionnée le 22 juin 1940 et elle entre en vigueur sur proclamation du lieutenant-gouverneur en conseil le 18 septembre 1940. La nouvelle loi s’applique à tous les salariés du Québec qui travaillent chez l’employeur ou à domicile, et ses dispositions sont d’ordre public. Malgré certaines exceptions, il existe une norme à laquelle tous les employeurs sont assujettis, sans exception : l’obligation de verser le salaire dans une enveloppe de paie.
La Loi sur les normes du travail est sanctionnée le 22 juin 1979 et elle entre en vigueur, à l’exception de quelques articles, le 16 avril 1980. Le même jour, la Commission des normes du travail entreprend ses activités avec le mandat de surveiller la mise en œuvre et l’application de la Loi sur les normes du travail, en exerçant particulièrement les fonctions suivantes :
Le gouvernement du Québec adopte 3 projets de loi qui viennent accroître le champ d’intervention de la Commission des normes du travail.
Il s’agit de :
Le gouvernement décide de moderniser les lois du travail afin de tenir compte des nouvelles réalités. Les règles auxquelles sont assujettis quelque 1,7 million de salariés québécois et leurs employeurs sont modifiées le 1er mai 2003 par l’entrée en vigueur de nouvelles dispositions de la Loi sur les normes du travail.
Ces nouvelles dispositions introduisent pour ces salariés un ensemble de nouveaux droits en plus de clarifier et de simplifier plusieurs aspects des responsabilités des employeurs du Québec.
Cette révision substantielle de la loi compte 3 objectifs :
Parmi les nouvelles normes introduites à la loi, soulignons :